La F3SCT 91 de l’Education Nationale qui s’est tenue le jeudi 18 juin après-midi, au début d’un deuxième épisode caniculaire très éprouvant, est la dernière instance de cette année scolaire 2025-2026. Plusieurs éléments importants étaient à l’ordre du jour :

  • Le déploiement des PAS à la rentrée 2026 sur le département ;
  • Le vote du rapport et des préconisations suite à la visite qui a eu lieu à l’école maternelle Jacqueline Auriol à Brétigny-sur-Orge le jeudi 8 janvier 2026 sur la thématique des risques psychosociaux engendrés par les politiques d’école inclusive ;
  • Le vote du rapport et des préconisations suite à l’étude – sur la base d’un questionnaire – des RPS auxquels sont exposé.es les enseignant.es  exerçant en UPE2A dans le département ;
  • Un point de situation sur le collège Julie-Victoire Daubié qui ouvrira ses portes à Wissous à la rentrée 2026 ;
  • Le plan canicule déployé sur le département.

Cette instance s’est tenue dans des conditions particulières. L’ordre du jour très chargé s’explique en effet par le report de plusieurs points initialement prévus à une précédente instance, le jeudi 16 avril, au cours de laquelle le dialogue avait été rompu entre l’Administration et les organisations syndicales représentatives. Pour retrouver la chronologie des faits et mieux comprendre le rapport de force qui se jouait le 18 juin, vous pouvez relire notre précédent compte-rendu ici.

 

1/ Concernant le premier point, sur les PAS, nous vous recommandons de lire attentivement nos analyses dans notre compte-rendu de l’audience qui a eu lieu le lundi 1er juin dernier, à la demande des organisations syndicales. La discussion qui s’est tenue en F3SCT a prolongé le débat amorcé lors de cette audience et a donné lieu à la formalisation d’un avis, voté à l’unanimité, que vous trouverez ci-dessous :

Le déploiement des PAS en Essonne aura lieu en septembre 2026 contre l’avis de l’Assemblée Nationale et sans cadre réglementaire. Les PAS poursuivent la logique de mutualisation des PIAL qui ont pourtant prouvé leur inefficacité et leur maltraitance. Ils accentuent par ailleurs cette logique en élargissant le champ de prise en charge à d’autres élèves que celles et ceux notifié.es par la MDPH, alors que les moyens sont déjà très insuffisants pour les élèves déjà notifiés. Ce n’est pas avec un tel dispositif de gestion de la pénurie que l’école pourra assurer pleinement sa mission de service public d’éducation.

Partout, les PAS augmentent le nombre de lieux de travail possibles pour les AESH, par le rattachement d’écoles et d’établissements du privé. Certains PAS prévoient par ailleurs un élargissement du périmètre d’intervention des AESH : c’est le cas sur les villes de Montgeron, Viry-Châtillon et Juvisy, où des PIAL doivent fusionner.

Enfin, les moyens dédiés aux PAS fragiliseront l’école et les services publics qui la soutiennent. Les 17 ETP d’enseignants ont été prélevés sur le budget des postes du 1er degré, ce qui est inacceptable compte tenu des difficultés que connaissent les écoles du département pour le remplacement et pour lesquelles la F3SCT vous alerte depuis plusieurs années. Ces 17 ETP attirent par ailleurs des personnels déjà engagés dans l’école inclusive qui rendront vacants des postes pourtant essentiels. Les 17 ETP d’éducateurs spécialisés dépouilleront, quant à eux, les établissements médico-sociaux qui peinent déjà à fonctionner correctement, faute de personnels formés.

Compte tenu de la modification de l’organisation du travail, de la dégradation des conditions de travail et de la menace de le restriction de la liberté pédagogique des enseignants que le déploiement des PAS implique, la F3SCT 91 demande l’arrêt de ce dispositif et exige des moyens pour l’école à la hauteur des besoins et la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

 

2/ Concernant les deux rapports et les préconisations, le dialogue initialement rompu a pu reprendre et l’Administration a concédé certaines avancées non négligeables. Le rapport de force a payé et certaines préconisations au départ refusées (cf. notre déclaration préalable ci-dessous) ont pu être finalement acceptées après une reformulation. Compte tenu des quelques victoires syndicales obtenues et au regard du chemin parcouru dans la négociation, la FSU – avec l’ensemble des représentants des personnels – a fait le choix de voter les deux rapports et les préconisations retenues. Il nous reste à poursuivre certains combats que nous continuerons de mener sans relâche dans les instantes et dans les mobilisations à venir. Les préconisations seront consultables par les personnels concernés, dès qu’elles nous auront été transmises.

 

3/ Concernant le collège de Wissous, nous vous invitons à lire ou relire notre compte-rendu de visite qui vous permettra de comprendre l’avis ci-dessous présenté par la FSU et voté à l’unanimité :

Une visite du futur collège de Wissous, organisée par le Conseil Départemental pour les membres du CDEN, a eu lieu le mercredi 11 février 2026. Les représentants des personnels qui ont participé à cette visite ont constaté la proximité immédiate du collège avec une piste de décollage et d’atterrissage de l’aéroport d’Orly. Ce constat a suscité des inquiétudes concernant l’exposition durable des personnels du collège à des polluants réputés dangereux pour leur santé.

Conformément au décret 2022-1689 du 27 décembre 2022, la F3SCT de l’Essonne demande que soient mises en place toutes les mesures d’évaluation réglementaires prévues, et en particulier dans un délai d’1 mois après l’ouverture de l’établissement, une campagne de mesures des polluants réglementaires (a minima des analyses sur le formaldéhyde, le benzène et les particules fines), ainsi que l’élaboration d’un plan d’actions visant à améliorer la qualité de l’air intérieur (QAI). Dans ce contexte géographique de zone aéroportuaire, la F3SCT de l’Essonne demande que ces mesures portent également sur la qualité de l’air extérieur.

 

4/ Concernant le plan canicule, notre constat est sans appel : notre employeur est incapable d’anticiper des épisodes météorologiques exceptionnels pourtant largement prévisibles et se montre bien léger sur la protection de la santé des personnels dont il est pourtant responsable. Le DGI constaté au collège La Guyonnerie de Bures/Yvette en est une parfaite illustration (voir notre article sur ce sujet). Vous trouverez toutes nos analyses sur le plan canicule dans notre déclaration préalable ci-dessous. La semaine prochaine et jusqu’à la fin de l’année scolaire, les membres FSU qui siègent en F3SCT restent à vos côtés pour vous aider à remplir le registre SST ou le registre DGI dans vos écoles et vos établissements.