La ministre de la transition écologique a annoncé la création d’une direction générale de l’environnement. Pour le Syndicat national de l’environnement, cette réorganisation majeure ouvre la voie à la disparition progressive du ministère chargé de l’environnement.

Le grand ministère issu du Grenelle de l’environnement continue de fondre comme peau de chagrin. Après la sortie de l’énergie, l’éclatement des compétences sur le logement, les transports ou l’aménagement, cette réforme constitue un nouveau pas dans le démantèlement de l’écologie dans l’appareil d’État. Une telle direction générale sera demain facilement transférable vers un autre ministère.

Nous exigeons que cette réforme soit portée au CSAM et qu’elle fasse l’objet d’un véritable débat avec les organisations syndicales représentatives. Il est hors de question qu’un sujet aussi structurant pour les missions, les services et les agent·es soit traité sans concertation.

Cette réorganisation intervient alors même que les attributions du ministère reculent, que la biodiversité est sacrifiée aux logiques productivistes, et que les lobbys agro-industriels gagnent du terrain jusque dans les choix du gouvernement. Pendant que les crises écologique et sociale s’aggravent, on désorganise encore un peu plus le service public de l’environnement.

Pour le SNE, l’urgence n’est pas de bricoler un organigramme : elle est de renforcer le ministère, ses missions, ses moyens et ses effectifs.

Face à ce nouveau recul, les agent·es ne doivent pas rester spectateurs. Le SNE appelle à se mobiliser, à faire entendre la voix des personnels et à défendre un ministère de plein exercice, des services publics de l’environnement renforcés, et une écologie au service de l’intérêt général — pas des lobbys.