Depuis jeudi 21 mai, de l’air chaud remonte progressivement sur la France. Celui-ci reste piégé sous des hautes pressions qui agissent comme un couvercle : l’air chaud emprisonné se réchauffe par un phénomène de compression. On parle de dôme de chaleur. Selon Météo France, « cette situation devrait perdurer jusqu’à la fin du mois. Toutefois, à l’échelle nationale, le paroxysme de cette séquence de fortes chaleurs précoces est attendu entre dimanche et mercredi, les journées les plus chaudes pouvant être lundi et mardi. »
Retrouvez ici des informations détaillées sur ce phénomène site Météo France.
A l’avenir, ces chaleurs intenses, hors juillet août, sont amenées à se multiplier. En effet, un rapport de Météo France montre que dans une France à + 2,7 °C, les vagues de chaleur peuvent se produire à partir de début juin et durer jusqu’à mi-septembre. Dans une France à + 4 °C, elles peuvent apparaître dès la mi-mai et s’étendre jusqu’à fin septembre. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le début de ce que nous vivrons demain.

Le département de l’Essonne, a déjà réalisé un Diagnostic de vulnérabilités au changement climatique. Sa lecture nous apprend que le nombre de vagues de chaleur va drastiquement augmenter, de moins de 5 sur la période de référence à plus de 25 à horizon 2100.

Il faut noter que tous les territoires de notre département ne sont pas égaux par rapport à la chaleur. Ainsi, les nuits tropicales (températures supérieures à 20 degrés) vont toucher en particulier les communautés d’agglo du Nord Est Essonne et de Grand Paris Sud avec presque 40 nuits concernées.

Face à l’urgence, l’immobilisme de l’Education Nationale et des collectivités territoriales

Nul besoin de rappeler ici que les 813 écoles de l’Essonne voient leurs bâtis gérer par des municipalités bien différentes et sont donc soumises de façon très inégale aux fortes chaleurs.

Le Département de l’Essonne : Lors du CDEN du 13 novembre 2025, le Conseil Départemental a avoué qu’aucun plan canicule n’était prévu pour les collèges du 91. L’adaptation du bâti ne se fera que lors de rénovations d’ampleur. Au rythme actuel, il faudrait 50 ans pour rénover tout le parc… Nous ne pouvons pas attendre si longtemps !

La Région Ile de France  : Selon un état des lieux de 2024, 190 lycées devaient faire l’objet d’une rénovation globale par la Région Île de France. Seulement 43 d’entre eux en ont bénéficié durant la décennie 2017/2027 : là encore, nous ne pouvons plus attendre, il faut drastiquement accélérer le rythme !

L’Education Nationale  : alors que nous demandons depuis des mois la tenue d’un groupe de travail spécifique aux épisodes climatiques extrêmes dans l’instance qui porte sur la santé sécurité au travail, les réponses sont presque inexistantes. Jeudi 21 mai 2026, la DSDEN nous a soumis … des propositions de communication aux Chef.fes de Service : un message de début d’année et un message pour chaque niveau de canicule. La FSU est restée sans voix…

Aidez nous à agir

Pour nous aider à pousser les acteurs à agir, à chaque fois qu’il fait trop chaud ou trop froid :

  • Pensez à nous écrire à l’adresse du syndicat de la FSU dont vous dépendez, pour nous transmettre un relevé précis des températures sur votre lieu de travail. Nous faisons actuellement une carte des écoles et des établissements surchauffés.
  • Complétez le registre SST de votre établissement en notant bien la température et la salle ou l’espace concerné. Pour plus d’info sur ce registre.
  • Signez la pétition pour la rénovation du bâti dans notre département