Le jeudi 16 avril 2026, devait avoir lieu la F3SCT Education Nationale à la DSDEN de l’Essonne. Cette instance devait traiter de trois points essentiels concernant les conditions de travail des enseignants en UPE2A, les préconisations suite à la visite de l’école Auriol à Brétigny et la prévention en cas de canicule. Le dialogue social a été si dégradé que les OS ont quitté la séance. Découvrez notre compte-rendu dans cet article.

Tout a commencé après la lecture des déclarations préalables des différentes organisations syndicales. Celle de la FSU, que vous trouverez ci-dessous, a été particulièrement mal reçue. La Directrice Académique, qui nous a fait l’honneur de sa présence en F3SCT pour la première fois en deux ans, a considéré que les propos que nous avions tenus concernant ses choix politiques en matière de santé et de sécurité au travail étaient irrespectueux et désobligeants. Toutes nos déclarations, depuis que le CHSCT existe, font état du déni, de la maltraitance institutionnelle et du manque de courage politique dont sont victimes les personnels que nous défendons. La FSU maintient cette analyse et répète qu’elle ne vise en rien la personne de la Dasen, mais bien un système entier délétère et violent, qui nie toute volonté de mettre en place une politique de prévention.

La FSU voit dans cette réaction aux propos tenus une façon de détourner l’attention, pour éviter d’affronter les vrais problèmes soulevés par la déclaration qui a été lue en ouverture de l’instance. Concernant les ambiances thermiques, à deux mois d’un épisode caniculaire certain, aucun échange concret ne s’est encore tenu, en dépit des nombreuses demandes des OS siégeant en F3SCT : l’Administration ne cesse de répondre qu’elle attend d’abord la validation d’un plan de prévention au niveau académique et renvoie par ailleurs la balle aux collectivités territoriales responsables du bâti. Concernant les enseignants en UPE2A, un rapport extrêmement précis et documenté ainsi que des préconisations ciblées sur les problématiques identifiées dans un questionnaire sur les RPS ont été rédigés et finalisés par les représentants des personnels. Ce travail a été envoyé trois semaines avant l’instance pour permettre un dialogue constructif et d’éventuelles modifications avant le vote. L’Administration a gardé le silence jusqu’au 14 avril, deux jours avant l’instance, et s’est contentée d’envoyer un document où elle refuse la mise en place de certaines préconisations, sans autre forme de procès. Concernant la visite à l’école Auriol, le même type de document a été envoyé aux représentants des personnels le 14 avril. Dans ce document, on peut lire tous les blocages de l’Administration pour faire évoluer la politique à l’œuvre sur l’école inclusive et en particulier des propos scandaleux à l’égard des personnels AESH.

Pour toutes ces raisons, et parce que le dialogue en instance était impossible à mener, les organisations syndicales ont décidé de quitter la séance et de se réunir pour décider des suites à donner. Vous trouverez ici l’article concernant l’Assemblée Générale des enseignants en UPE2A qui sera organisée le jeudi 21 mai après-midi. Les collègues de l’école Auriol à Brétigny seront, quant à elles, contactées par les OS dans les meilleurs délais.