Suite au rassemblement massif de néonazis le 9 Mai dernier, dans le parc de la Noisette situé entre Verrières-le-Buisson (91) et Antony (92), la FSU 91 – avec un large collectif – appelle à participer au rassemblement organisé le samedi 6 juin à 11h à Antony. Ne banalisons pas un tel événement ! Les rassemblements fascistes n’ont leur place ni à Verrières, ni à Antony, ni ailleurs !

La FSU 91 est ici présente pour dire qu’elle ne laissera pas l’extrême-droite parader. Elle n’acceptera pas de la laisser défiler comme elle a pu le faire pendant près de 20 ans à Paris dans la grande tradition fasciste et nazie sous prétexte de rendre hommage à ses militants, Sébastien Deyzieu hier comme Quentin Deranque demain, afin de déverser leur haine de tous ceux et de toutes celles qui ne leur ressemblent pas : et iels sont nombreuses et nombreux ! La FSU continuera de dénoncer les menaces, violences, physiques ou symboliques, de l’extrême droite, qui témoignent de la banalisation de ses idées et facilitent les actions de ses franges les plus radicales.
La FSU 91 est ici présente pour dire que l’extrême droite, même quand elle prend les habits du RN, de l’UDR ou de Praupagandistes médiatiques, est un danger pour les libertés, la démocratie et les droits sociaux. La FSU a combattu et continuera à combattre les tentatives d’entrisme dans les établissements scolaires de Reconquête à travers « Parents vigilants » et les menaces adressées aux enseignant.e.s qui mettent en œuvre les programmes et l’éducation à l’égalité.
La FSU 91 est ici présente pour dire que nous sommes convaincu.e.s que le terreau dont se nourrit l’extrême-droite est le résultat des politiques antisociales et antidémocratiques menées depuis trop longtemps et que c’est par la lutte pour défendre nos conquis sociaux, nos libertés et obtenir de nouveaux droits que nous pourrons détacher des concitoyens et des concitoyennes de plus en plus nombreux et nombreuses de l’adhésion à ses thèses.
La FSU 91 est ici présente pour dire que nous sommes également convaincu.e.s que seule l’unité la plus large, en particulier des syndicats et des associations, sera seule amène de lutter contre les préjugés et toutes les discriminations dont elle se nourrit. En 2014 comme en 2022 des campagnes intersyndicales ont été possibles au niveau national. À moins d’un an des prochaines élections, de nouvelles initiatives sont nécessaires. Comme on a pu le constater au niveau international avec les mobilisations contre Trump et l’ICE, la défaite d’Orban ou l’échec du référendum de Meloni l’Extrême-droite peut être contrée. Cette contre-offensive est possible à l’image de l’appel lancé au printemps 1990 pour barrer la route au racisme fasciste et qui allait donner naissance à Ras-le-Front puis aux collectifs VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes).
En Essonne, des initiatives ont été possibles dans un cadre permettant d’ancrer une présence sur le terrain sous la forme de débats comme à l’université Paris Saclay le 29 mai dernier qui a accueilli Ludivine Bantigny, du spectacle NAZ accueilli le 21 janvier à la maison des syndicats par la FSU 91 et la CGT 91 puis le 14 février par le GRA91à Savigny, sans oublier les 8 mai antifascistes organisés au parc Missak Manouchian d’Evry en 2024 et en 2025.Nous vous invitons d’ores et déjà à nous rejoindre le 4 juillet à Evry dans le cadre d’une initiative festive et combative impulsée par la CGT 91, la FSU 91 et Solidaires 91 qui sera l’acte de naissance d’ un collectif VISA 91.
Enfin puisque notre présence ici a été initiée par une question mémorielle, nous voudrions rappeler que nous n’oublions pas la riposte antifasciste ouvrière qui commença le 12 février 1934 et qui donna naissance au Front Populaire dont nous fêtons les 90 ans. Comme nous n’oublions pas le rôle irremplaçable des antifascistes étrangers dans l’histoire de notre pays que ce soit les antifascistes espagnols ou les Francs-Tireurs et Partisans-Main d’Œuvre Immigrée ( FTP-MOI) dont le plus célèbre, Missak Manouchian,fut capturé à Évry le 16 novembre 1943.
90 ans après la défaite de la révolution et de la république espagnoles, nous répondons au « Viva la muerte » des admirateurs de Franco par « Viva la vida y no pasaran ! »
ESSONNE