La circulaire du mouvement inter degrés pour postuler sur un poste de coordonnateur d’ULIS est sortie le mercredi 18 février. Elle précise les modalités de candidatures et d’affectations. Les enseignant.es intéressé.es par ce mouvement ont jusqu’au 1er avril pour formuler leurs vœux. La FSU 91 décrypte pour vous la circulaire.

Pour consulter la circulaire, la fiche de poste du coordonnateur ULIS et la liste des postes vacants et susceptibles d’être vacants, cliquez sur ce lien (attention, pour accéder aux documents, vous devez vous munir de vos identifiants académiques).

On compte cette année 4 ouvertures de dispositifs ULIS dans l’Essonne pour la rentrée 2026. Ces ouvertures feront l’objet d’un groupe de travail au retour des congés d’hiver avec la Direction Académique. Voici les 4 nouveaux postes qui seront offerts au mouvement :

  • Collège Mermoz, Savigny/Orge
  • Collège Esclangon, Viry-Châtillon
  • Collège Julie-Victoire Daubié, Wissous
  • Lycée Alexandre Denis, Cerny

 

Depuis plusieurs années, la FSU 91 alerte l’Administration sur l’opacité de cette circulaire, qui liste un certain nombre de documents à fournir à l’Administration (dont une lettre de motivation) alors que l’obtention de la certification CAPPEI devrait suffire à légitimer la participation des enseignant.es au mouvement. La circulaire, comme chaque année, rappelle que les affectations seront décidées par une commission académique qui se réunira cette année le 12 mai 2026. La FSU 91 demande depuis plusieurs années que cette commission décide des affectations selon un barème, communiqué aux candidat.es et susceptible notamment de départager les enseignant.es du 1er et du 2nd degré demandant un même poste. Les règles de calcul de ce barème n’ont jamais été clairement définies, alors que celui-ci permettrait sans doute de fluidifier le mouvement et de couvrir davantage de postes.  Dans ces conditions, il apparaît urgent d’approfondir cette circulaire précisément parce qu’elle concerne un mouvement interdegrés. A noter que :

  • Peuvent candidater des enseignants titulaires du CAPPEI du 1er ou du 2nd degré, ayant ou non déjà occupé un poste de coordonnateur ULIS ;
  • Les enseignant.es du 1er degré peuvent candidater sur des postes du 1er degré (via une autre circulaire) et sur des postes du 2nd degré (via cette circulaire), alors que les enseignant.es du 2nd degré ne peuvent candidater que sur des postes en collège ou en lycée ;
  • Les enseignant.es du 1er degré candidatent uniquement sur leur département d’exercice, alors que les enseignant.es du 2nd degré peuvent candidater sur l’ensemble de l’académie de Versailles.

Compte tenu du nombre de postes restés vacants chaque année après le mouvement, ces différences doivent être prises en compte et doivent apparaître comme des critères de calcul du barème, pour ainsi pallier la faiblesse des recrutements.

La FSU 91, à plusieurs reprises, a interrogé la Direction Académique sur ces questions, en audiences et en instances, afin de contraindre l’Administration à prendre en compte ces critères. Chaque interpellation a donné lieu à la même réponse : c’est de la compétence du Rectorat. Parallèlement, la FSU académique n’a reçu aucune réponse de la part du Rectorat à ses multiples interventions. Doit-on comprendre que ce mouvement doit nécessairement rester opaque ?  La circulaire, cette année, fait état d’une modification qui semble être un début de réponse aux sollicitations syndicales : « Les candidats relevant de la même priorité seront successivement départagés selon leur ancienneté sur un poste ASH, puis selon leur ancienneté dans le corps. » C’est un timide progrès, surtout quand on sait qu’il aurait été bien plus logique de comparer des anciennetés sur poste ordinaire et non des anciennetés dans le corps.

Enfin, cette circulaire ne fait aucunement état d’une éventuelle bonification justifiée par une RQTH. C’est un comble pour un mouvement concernant des postes spécifiques à l’école inclusive. L’école ne devrait-elle être inclusive que pour les élèves ? Les enseignant.es spécialisé.es avec des préconisations médicales se verraient-ils contraint.es de retourner sur un poste ordinaire, si leur mobilité s’avérait impossible, faute de bonification ?

 

Les syndicats de la FSU dénoncent les modalités d’un tel mouvement sur des postes spécialisés et réclament un mouvement équitable, transparent et offrant de réelles possibilités de mutation pour l’ensemble des enseignant-es. Ils accompagneront tou.tes les enseignant.es qui les contacteront dans des démarches d’audience ou de recours pour que leurs situations soient réellement prises en considération. Pour toute information complémentaire, contactez le syndicat de la FSU dont vous dépendez :