Sans aucune surprise, le nouveau gouvernement multiple les mesures anti-sociales et les retraité.es font partie des publics visés comme en témoigne le report de l’indexation des retraites de base prévue légalement en janvier 2025. Cette décision va aggraver la perte du pouvoir d’achat des retraité.es, perte équivalente en 7 ans de 3,1 à 4,5 mois de pension.
Alors que de nombreux.ses retraité.es ont déjà renoncé à des soins faute d’assurance complémentaires de santé, le gouvernement envisage une nouvelle diminution des remboursements par la Sécurité sociale comme piste d’économie passant outre le fait que les cotisations sociales appartiennent aux salariés et aux aux retraité.es. Aucune mesure en faveur de l’hôpital et des services de santé publics n’est en prévision. Si l’idée d’augmenter les impôts des plus riches heurte à droite, celle de supprimer l’abattement forfaitaire de 10 % pour le calcul de l’impôt sur le revenu des retraité-e-s, semble la bonne. Sa suppression conduirait des dizaines de milliers de retraité·es actuellement non-imposables à le devenir.
Devant une telle situation, les retraité.es doivent réagir. Le groupe des 9 organisations de retraité.es, à l’issue d’une rencontre du 9 octobre, a décidé différentes actions :
- Lettre adressée aux parlementaires (député.es et sénateurs.trices) de chaque département avant le 5 novembre, jour du vote du PLFSS pour les appeler à voter contre.
- Campagne de pétitions sur la revalorisation des pensions : Non au recul de l’indexation des retraites de base au 1er janvier 2025, indexation a minima sur l’inflation au 1er janvier 2025 et rattrapage des pertes subies depuis 2017, pas de pension en-dessous du SMIC. revalorisation des pensions indexées sur le salaire moyen.
- Préparation d’une journée d’actions le 3 décembre à l’aide de tracts et d’un argumentaire.
- Manifestation le 3 décembre nationale et régionale pour déposer les pétitions dans les préfectures.