Lors du dernier CDEN sur le projet de sectorisation du nouveau collège de Wissous (voir ici notre compte-rendu), la FSU avait demandé au Conseil Départemental que soit organisée, pour les membres du CDEN, une visite de l’établissement qui ouvrira à la rentrée 2026. Cette demande ayant reçu un avis favorable, la visite a eu lieu le mercredi 11 février 2026. Vous trouverez dans cet article notre compte-rendu.
Une délégation composée de représentant.es du Conseil Départemental, de représentant.es des personnels et de représentant.es des parents d’élèves a été reçue, le mercredi 11 février à 14h, par la cheffe de chantier du collège Julie-Victoire Daubié à Wissous. La visite a duré 2h et a permis de découvrir de façon approfondie ce nouvel établissement qui accueillera, dès la rentrée 2026, des classes de 6ème.
Ce collège, aux allures sobres et construit sur le modèle du collège Claudine Hermann à Massy, frappe d’abord par sa taille : tout y est grand, des couloirs très larges jusqu’aux salles de cours qui mesurent chacune entre 60 et 70 m2. Nul doute que cet espace pourra favoriser un climat scolaire apaisé et accueillir dignement les 800 élèves qui sont attendus dans 4 ans. Sa configuration semble par ailleurs, sur le papier, répondre aux enjeux écologiques de notre époque : on récupère les eaux de pluie, le toit est végétalisé et l’isolation thermique permet a priori de conserver une température appropriée aux apprentissages – en été comme en hiver. A l’usage, nous saurons si tel est bien le cas. Concernant l’accessibilité du bâti, rien à redire a priori : l’établissement bénéficie d’un ascenseur et de salles de cours de plain pied qui permettront aux élèves et aux personnels à mobilité réduite de se déplacer sans difficultés à l’intérieur des locaux. Si la FSU 91 voit dans ce bâti les conditions idéales pour travailler, elle déplore toutefois – en comparaison – l’état d’usure et de dégradation des 100 autres collèges du département construits il y a bien plus longtemps. La FSU 91, sur ce point, revendique davantage d’égalité territoriale et a demandé au Conseil Départemental de s’engager partout sur des travaux d’ampleur pour prendre en compte les besoins immenses de rénovation du bâti scolaire des collèges. Pour appuyer notre demande, pensez à signer et à diffuser la pétition lancée par le Collectif de l’Alliance Ecologique et Sociale 91 dont vous trouverez le lien ici : https://agir.greenvoice.fr/petitions/pour-une-ecole-digne-renovons-les-batiments-scolaires
Un seul bémol : le collège se trouve à proximité d’une piste de l’aéroport d’Orly. Sa situation géographique interroge à double titre. Tout d’abord, l’exposition répétée au bruit des avions qui décollent et qui atterrissent peut impacter la santé de toutes et tous, celle des élèves comme celle des personnels. Ensuite, la pollution générée par la dispersion du kérosène dans l’air peut être une source d’inquiétude non négligeable. Concernant le bruit, la visite a été édifiante. A l’intérieur des bâtiments, l’isolation phonique semble être de qualité, puisque rien ne s’entend : ni les avions, ni même les voitures qui roulent sur la voie rapide proche du collège. Les représentant.es FSU ont également réalisé plusieurs mesures à l’extérieur des bâtiments, à l’aide d’un sonomètre, au moment des décollages. Le niveau atteint en décibels (environ 60), est bien inférieur au seuil considéré comme critique dans la réglementation. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter ici les recommandations de l’INRS. Concernant la pollution de l’air, le chantier reste entier. De l’aveu même du Conseil Départemental, aucune mesure n’a été faite et personne dans la délégation n’a été capable de rassurer la FSU. Quand on sait que sur la piste 06/24 à proximité du collège, ont lieu plus de 60 000 décollages 200 jours par an et probablement autant d’atterrissages sur le reste du temps, quand on sait aussi que c’est sur les phases d’atterrissage et de décollage que les avions sont plein gaz, il n’est pas admissible que les autorités compétentes ne se préoccupent pas de la qualité de l’air que respireront les élèves et les personnels à chaque fois qu’ils fréquenteront la cour du collège. Le Conseil Départemental, suite aux nombreuses interventions de la FSU sur ce sujet, s’est engagé à s’intéresser de près à cette question. La FSU 91 y veillera et fera le nécessaire pour que la question soit également traitée en F3SCT.
ESSONNE