Comme chaque année, avant l’ouverture de SIAM, une instance départementale est réunie pour permettre aux représentants des personnels d’examiner les créations et suppressions de postes dans les collèges, les lycées et les EREA de l’Essonne. Cette instance, qui aura lieu le mardi 24 mars, a été précédée le mardi 17 mars d’un groupe de travail (GT) où tous les blocs de moyens provisoires ont été scrutés. Pour bon nombre d’entre eux, la délégation FSU a demandé à ce qu’ils deviennent des postes définitifs pour défendre nos statuts de fonctionnaires, pour consolider l’encadrement de nos élèves et pour apporter de la stabilité dans les équipes.

Lors du GT et du CSA sur les postes, les documents présentés par l’Administration aux organisations syndicales représentatives sont ceux qui découlent des CA DGH des établissements et des remontées des TRMD par les chefs d’établissement. Nous vous invitons donc, avant de lire ce présent compte-rendu, à consulter à nouveau, pour rappel, nos analyses construites lors des instances départementales sur les DGH qui ont eu lieu avant les congés d’hiver. Vous trouverez notre article ici.

Compte tenu de la pression démographique qui existe dans le 2nd degré dans notre département, et en particulier dans les lycées, les enjeux de cette instance sur les postes offerts au mouvement sont forts. Les effectifs continuent, en effet, d’augmenter dans le 2nd degré, en Essonne : les prévisions annoncent 383 élèves supplémentaires en collège et 354 élèves supplémentaires en lycée par rapport aux effectifs constatés en 2025-2026. Or, le projet présenté au moment du GT du mardi 17 mars ne fait état que de 40 créations de postes (100 créations contre 60 suppressions). En creusant l’analyse, on constate que sur ces 40 créations, 29 postes sont implantés dans les établissements qui ouvrent ou se transforment : on compte 8 postes créés au collège Julie-Victoire Daubié à Wissous qui ouvre ses portes à la rentrée 2026, 10 postes créés pour garantir la montée pédagogique au collège Claudine Hermann à Massy qui a ouvert à la rentrée 2024, 11 postes créés au lycée Nadar à Draveil qui est devenu polyvalent. Ces trois établissements – s’ils permettent en partie d’absorber l’augmentation de la démographie scolaire – entraînent surtout des nouvelles sectorisations qui viendront faire baisser les effectifs de leurs voisins : à Wissous, on accueillera une partie des élèves sectorisés actuellement sur les collèges de Morangis et Chilly-Mazarin ; à Massy, on accueille déjà des élèves autrefois sectorisés sur les autres collèges de la commune ; à Nadar, on accueillera désormais les élèves du bassin de Montgeron. Ces 29 créations de postes sont donc indispensables mais ne contribuent pas nécessairement à anticiper la hausse de la démographie scolaire prévue pour la rentrée 2026 dans les collèges et les lycées. Sur les 40 créations prévues, seulement 11 d’entre elles correspondront donc à des évolutions de structures dans les établissements.

En collège, on compte 54 créations contre 36 suppressions : le solde de 18 postes correspond donc aux 18 postes créés dans les collèges de Wissous et Massy. La hausse des effectifs sera donc prise en charge par les nouveaux établissements et les nouvelles sectorisations, par un jeu d’effets de seuils. Il est donc fort à parier que partout ailleurs dans le département, les effectifs par classe augmenteront et les conditions d’accueil et de travail seront dégradées. En lycée, on compte 46 créations contre 24 suppressions : c’est donc bien sur les lycées que les structures évolueront. Les représentants FSU ont interrogé la Direction Académique sur ces évolutions destinées à prendre en charge la hausse des effectifs dans les lycées. Pour anticiper cette hausse, dans la voie professionnelle, la Région n’a ouvert qu’une demi-division de Bac Pro MRC au lycée Pierre Mendès-France à Ris-Orangis, et une formation post-bac au lycée Perret à Evry tout en en fermant une autre au lycée Belmondo à Arpajon ! Mais, la Direction Académique continue de conserver l’équivalent en heures de 5,5 classes Avenir ! Ces dispositifs provisoires auxquels s’oppose la FSU ne peut donner lieu à aucune création de postes, nos autorités préférant offrir une scolarisation au rabais aux élèves les plus fragiles, au lieu d’ouvrir des divisions supplémentaires et définitives dans les filières qu’elles identifient chaque année en tension ! Dans la voie technologique, le Rectorat a ouvert seulement deux 1ères ST2S au lycée Truffaut de Bondoufle (alors que c’est en STMG que la demande est la plus forte !). Dans la voie générale, la Directrice Académique a décidé de sécuriser le parcours des éventuels doublants de terminale en prévoyant des Terminale STMG aux lycées Timbaud à Brétigny, Parc des Loges à Evry, Rosa Parks à Montgeron et Corot à Savigny. Cette dernière information ne peut donner lieu à des créations de postes, puisqu’il s’agit – comme les classes Avenir en voie professionnelle – de dispositifs provisoires mis en place dans un contexte de pression démographique.

En conclusion, puisque les évolutions de structures et les créations de postes sont largement insuffisantes au regard des élèves supplémentaires prévus pour la rentrée 2026, les représentants FSU qui ont siégé au GT ont fait de nombreuses demandes :

  • transformations de BMP 18h en créations de postes définitifs, quand les postes s’avèrent pérennes,
  • annulations de suppressions de postes, quand cela est possible.

Ces demandes seront examinées par la Direction Académique après le GT et feront l’objet d’une réponse précise lors du CSA qui aura lieu le mardi 24 mars à 14h. Cet article sera donc complété après l’instance.