Le combat contre l’austérité et la précarité ne doit pas s’arrêter en décembre 2025. Alors que les débats sur le budget se poursuivent à l’Assemblée Nationale, la FSU ne renonce pas à ses aspirations de justice fiscale, sociale et écologique, et continue de considérer qu’il est indispensable de taxer davantage les ultra-riches et les multinationales pour dégager les recettes fiscales nécessaires. Le gouvernement Lecornu a fait par ailleurs voter une augmentation des dépenses de santé de 3% pour 2026, présentée comme une avancée. La FSU n’est pas dupe : cet objectif est bien évidemment très en-deçà des besoins minimums indispensables ! Les hôpitaux publics, les EHPADs, les établissements médico-sociaux ne peuvent plus soigner et accueillir la population dans des conditions satisfaisantes. Des lits, des services ne cessent de fermer, les déserts médicaux s’installent durablement en ville et à l’hôpital. Partout, les dépassements d’honoraires explosent. Non seulement la loi de financement de la Sécurité Sociale entretient un déficit permanent des comptes de la Sécurité Sociale, mais elle n’avance aucune proposition permettant de répondre à la crise de l’hôpital public et aux difficultés majeures d’accès aux soins.

C’est toujours dans un contexte socio-économique de crise, comme celui-ci, que l’extrême-droite trouve les fondements et les leviers de son action. De ce point de vue, le contexte international hostile dresse une toile de fond peu rassurante qui doit nous inciter – plus que jamais – à nous mobiliser massivement. Le génocide en Palestine perpétré par Israël, l’agression impérialiste et coloniale des Etats-Unis contre le Venezuela, la situation en Iran, la guerre en Ukraine, le puissant mouvement populaire de contestation en Serbie, tous ces conflits et tant d’autres encore, montrent que partout dans le monde entier se répand une épidémie de politiques belliqueuses, autoritaires et extrémistes qui doivent nous indigner. À l’aube d’élections municipales en France, unissons-nous contre l’extrême-droite, contre les discriminations, pour la paix, pour la justice sociale.

Le bilan de l’année 2025 est donc inquiétant et douloureux. Force est de constater qu’il faut encore davantage resserrer les rangs pour agir, pour réagir et pour gagner. Pour gagner plus de moyens, plus de droits, plus de dignité. Partout, dans tous les secteurs et sur tous les lieux de travail, la souffrance est immense, tant les services publics se sont appauvris et ont été piétinés par les gouvernements successifs assoiffés de libéralisme. Cette souffrance se lit en miroir de celle des usagèr.es les plus démuni.es que les dernières politiques ont profondément déconsidéré.es et maltraité.es. Notre département offre un terrible exemple d’une carence dans l’organisation du service public. Dans l’Éducation, en Préfecture, dans les collectivités, à France Travail, dans tous les lieux de travail, cette carence a un impact indéniable sur la santé et la sécurité des personnels et génère d’importants risques psychosociaux que personne ne semble capable de réduire, alors qu’il suffirait de combler la carence en augmentant les postes et en offrant un véritable statut à tou.tes les agent.es. Ce déni de réalité est d’autant plus dangereux qu’il entraîne des ambiances de travail délétères et de nombreux conflits interpersonnels, tout en dégradant les services rendus aux usagèr.es. Alors arrêtons le rouleau compresseur et redonnons à tout le monde des perspectives sociales : construisons toutes et tous ensemble, ici et dès aujourd’hui, une année 2026 de luttes solidaires, émancipatrices et victorieuses pour les personnels et pour les services publics.

Dans cette perspective, la FSU 91 appelle à ne pas céder à la sidération et au désespoir. Dans les prochains jours, elle s’adressera par courrier aux candidats aux élections municipales dans le département pour les interpeller et exiger d’eux qu’ils fassent des services publics une véritable priorité de leurs programmes.

Notre organisation syndicale continuera par ailleurs de soutenir, de participer et d’appeler à participer :

  • à toutes les mobilisations ponctuelles et durables, intergénérationnelles et interprofessionnelles, contre l’austérité et la précarité, dans la continuité des mobilisations déjà engagées à la fin de l’année 2025,
  • à tous les événements et initiatives organisés dans le cadre du collectif de l’Alliance Écologique et Sociale 91 (AES 91),
  • à toutes les mobilisations destinées à s’opposer par tous les moyens possibles à l’extrême droite, à ses idées et à ses relais (formation militante des 20 et 21 janvier avec l’UD CGT, spectacle militant le 21 janvier à la Maison des Syndicats à 19h),
  • à toutes les actions du collectif Exilés 91 pour la défense des droits des étrangers (audience sur les OQTF des jeunes le 7 janvier 2026, audience sur les dysfonctionnements liés à la dématérialisation le 22 janvier 2026, mobilisation le mercredi 28 janvier 2026 devant la Préfecture d’Evry),
  • à toutes les initiatives de solidarité avec la Palestine organisées avec le collectif Palestine en Essonne,
  • à toutes les mobilisations départementales et régionales qui s’organiseront pour la paix et contre les impérialismes russes et américains.