FSU Essonne

Une rentrée scolaire qui ne s’est pas "bien déroulée" dans le département de l’Essonne

mardi 29 septembre 2015 par Webmestre

Déclaration de la FSU 91 au CDEN (Conseil départemental de l’Éducation nationale) du 23 septembre 2015

"Si Madame la Ministre de l’Éducation Nationale se félicite du bon déroulement de la rentrée, la FSU 91 peut démontrer que cela n’a absolument pas été le cas dans notre département.

La nomination chaotique, jusqu’à ces derniers jours, des enseignant-es à titre provisoire a mis ces collègues, ainsi que les équipes pédagogiques qui les accueillent, dans une situation extrêmement difficile. Les grandes vacances sont l’occasion de préparer l’année scolaire suivante. Les nouveaux titulaires prenant leur premier poste ont particulièrement apprécié.

Une proposition de Règlement Type Départemental devait être soumise à l’approbation de ce CDEN. Il n’en sera rien puisque les organisations syndicales siégeant au CTSD se sont unanimement exprimées contre. Le projet, inabouti, faisant assumer aux directeurs et directrices des responsabilités qui outrepassent leurs missions, contenant imprécisions et contradictions, n’était pas acceptable en l’état."

Concernant la carte scolaire, des ouvertures de classes doivent être prononcées (nous reviendrons sur la situation de plusieurs écoles : EE Jacques Prévert d’Ollainville, EE Daudet d’Egly, EE Paul Bert d’Itteville, EE Ferme du Temple de Ris-Orangis, école de la commune rurale de Boullay-lès-Troux) ; des postes doivent aussi être créés. En effet, l’accueil de réfugiés dans notre département demande une réponse de la part de l’Éducation Nationale à la hauteur de la communication gouvernementale. Le nombre d’élèves suivi par chaque enseignant-e d’UPEAA est déjà supérieur aux normes officielles et il ne saurait être question de leur en donner davantage. Par ailleurs, il semble que cet accueil se fasse en partie sur des communes qui ne disposent d’aucun dispositif à proximité. Qu’a prévu la DSDEN à ce sujet ? Pour notre part, nous demandons la création de postes UPEAA supplémentaires ainsi que l’ouverture de classes dans les écoles qui atteindraient le seuil d’ouverture avec l’inscription de ces nouveaux élèves.

Nous demandons aussi que soient communiqués aux collègues et aux Conseils d’Ecole les PEDT les concernant. Il est inadmissible que des municipalités gardent par devers elles des documents qui intéressent toute la communauté éducative. Il en va de même des contrats de ville dont la partie éducative peut s’avérer parfois édifiante. Il semble que dans le contrat de ville d’Evry, la DSDEN s’engage à trouver une solution de remplacement dans les 48 heures. Est-ce pour cela que l’on demande déjà à des ZIL des circonscriptions voisines d’y effectuer des suppléances alors que des absences dans lesdites circonscriptions ne sont pas remplacées ? La mention « satisfait ou remboursé » figure-t-elle en bas de page ?
Par la contractualisation, c’est un service public à plusieurs vitesses que l’on est en train d’installer, c’est l’inégalité de traitement que l’on instaure, y compris entre des territoires relevant d’une problématique identique et qui nécessiteraient la même attention.

L’Essonne manque d’enseignant-es. Le département a les plus forts effectifs par classe de France. Nous ne cessons de le répéter depuis des années. Un effort significatif doit donc être fait pour les prochaines dotations.

Dans le Second degré, les créations de postes ne permettent pas de faire face à une pression démographique particulièrement importante : les classes sont de plus en plus chargées. La création post – rentrée de classes entières de doublants de terminales déstabilise les établissements et constitue une réponse pédagogiquement douteuse aux besoins de ces élèves. Ajoutons que de nombreux postes ne sont toujours pas pourvus à l’heure actuelle : des chefs d’établissement passent des annonces directement sur le site de Pôle Emploi ou font appel aux bonnes volontés locales (retraités, parents d’élèves...). Tout montre que la crise de recrutement est loin de s’estomper et que la revalorisation du métier d’enseignant est une absolue nécessité pour que l’État puisse assurer la continuité du service public. Cela fait maintenant 5 ans qu’a été gelé le point d’indice des fonctionnaires et cela doit cesser ! C’est le sens de l’appel à l’action de la FSU, aux côtés de Solidaires, de la FAFP, de la CGT, de l’UNEF et de l’UNL, lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre.

Enfin, la profession en a plus qu’assez du mépris de notre Ministre de l’Education nationale, qui s’entête à porter un projet de « réforme du collège » majoritairement rejeté, qui reprend les recettes de la réforme du lycée Chatel pour déléguer la gestion de la pénurie de moyens au niveau local, qui ne propose rien de sérieux pour réduire les difficultés d’apprentissage des élèves, et qui complexifie encore les tâches des personnels tout en sabordant certaines disciplines. La grève du 17 septembre l’a montré, le mécontentement s’enracine. Une réforme ne peut réussir sans l’appui des personnels. La mise en place d’une formation obligatoire à la réforme captant d’ailleurs l’essentiel des crédits de formation continue n’y changera rien. Le décret doit être abrogé et les discussions pour une autre réforme du collège doivent reprendre. C’est le message que porteront les personnels et les familles de l’ensemble du pays, le samedi 10 octobre, à Paris.

Partager cet article via Twitter










RSS fr | Contact | Plan du site | Espace privé | Spip + Alternatives