FSU Essonne

Rentrée scolaire dans le 1er degré : préavis de grève du SNUIPP-FSU 91 sur la question des rythmes

mardi 9 septembre 2014 par Webmestre

Déclaration de la FSU 91 au CTSD du 5 septembre 2014

A entendre la nouvelle ministre, la rentrée s’est bien passée et, surtout, l’année périscolaire qui s’annonce va être formidable avec tout plein d’activités enrichissantes garantissant l’épanouissement des enfants, ce que ne doit pas faire l’école visiblement. Nous ne voyons pas en quoi l’Éducation – encore – Nationale est concernée par ce temps.

Ne lui en déplaise, la rentrée ne s’arrête pas au 2 septembre : même si le ministère se félicite du peu de communes réfractaires ayant fermé les écoles ce mercredi, il ne devrait pas se réjouir trop vite. Beaucoup de collègues ont un sentiment d’amertume :

- Amertume de travailler selon un rythme pour lequel ils/elles n’ont jamais eu leur mot à dire ;

- Amertume de ne voir aucune amélioration des conditions de travail avec des effectifs toujours aussi chargés ;

- Amertume des personnels remplaçants pour qui on casse le cadre hebdomadaire de travail en annualisant les heures, en les empêchant d’organiser leur vie professionnelle et personnelle à l’avance ;

- Amertume pour celles et ceux qui exercent dans les communes qui ont fermé leurs écoles ce mercredi matin : se voir consigné(e)s sur le trottoir à attendre une hypothétique ouverture, placé(e)s en première ligne pour affronter les possibles mécontentements et l’incompréhension des parents ne leur redonnera pas l’impression d’être soutenu(e)s par l’institution. Ils/elles nous ont fait part de leur sentiment d’être méprisé(e)s.

Nous n’en sommes qu’au début de la mise en place des rythmes : beaucoup de communes ne sont pas prêtes et n’ont pas embauché tout le personnel nécessaire. La FSU 91 et le SNUipp-FSU 91 rappellent que ce n’est pas aux enseignant(e)s de pallier les carences du périscolaire. La présence d’enfants dans l’enceinte scolaire après le temps de classe s’ils ne sont pas pris en charge par les services municipaux pose des problèmes de responsabilité. Les retards et les dysfonctionnements éventuels n’ont pas à être gérés par les personnels de l’Éducation Nationale.

C’est pourquoi, le SNUipp-FSU 91 appelle les collègues à défalquer tout temps de surveillance en dehors des obligations réglementaires de service des 108 heures annualisées, c’est-à-dire de l’APC et/ou du temps de concertation.

De même, le SNUipp-FSU 91 a déposé un préavis de grève sur l’année scolaire concernant les rythmes pour que les collègues puissent faire entendre leur mécontentement et leurs revendications le cas échéant.

Autre motif d’incompréhension et d’interrogation : les récréations. De la simple recommandation à l’interdiction formelle selon les circonscriptions, les collègues du département sont confronté(e)s à la question de la récréation de l’après-midi : depuis 2002, il est compté un quart d’heure par demi-journée en élémentaire, 15 à 30 minutes en maternelle. Comment peuvent-ils/elles à la fois suivre les textes réglementaires et les dires de leur hiérarchie ? Ne serait-il pas plus simple de faire confiance en leur professionnalisme et leur jugement ?

Il est plus que temps de redonner confiance aux enseignants et enseignantes en faisant preuve à leur égard de confiance, de respect et de bienveillance.

Voir aussi :le relevé de conclusions de la réunion de négociation préalable entre le SNUIPP-FSU 91 et le Directeur Académique.

En savoir plus : site du Snuipp-FSU 91










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