FSU Essonne

Rentrée 2014 : le bilan n’est pas satisfaisant !

vendredi 14 novembre 2014 par Webmestre

Bilan de la rentrée dans le 1er degré.

Après la déclaration préalable de la FSU (voir PJ ci-dessous), le DASEN adjoint (en l’absence du directeur académique) est revenu sur la situation des écoles incendiées de Corbeil, expliquant que tout avait été fait pour qu’il y ait un minimum d’impact sur les classes. La FSU en a convenu tout en soulignant 2 faits : si l’administration (de l’IEN au Ministre) a tenu à rassurer élèves et parents, le soutien psychologique aux collègues a été tardif ; d’autre part, nous avons souligné que la seule classe à n’avoir ni tables ni chaises à la rentrée de novembre était la CLIS ce qui était fort dommage.

La FSU a dénoncé la pseudo-formation M@gistère !

Au niveau des moyens, la FSU constate une nouvelle dégradation du nombre d’élèves par classe tant en maternelle (26,8 en moyenne) qu’en élémentaire (24,8) qui nous place dernier département de France. La dotation de 173 postes a certes permis de renforcer la BD (brigade départementale de remplaçants) mais ne modifie pas l’état des écoles.

La FSU est revenue sur 3 situations particulières d’écoles : nous avons obtenu un moyen supplémentaire pour une école et attendons la réponse pour une deuxième. Pour la troisième, nous avons dénoncé le prix des TAP fortement prohibitif qui fait fuir les familles au péril de l’École Publique.

Concernant la mise en œuvre de la note de service du 10 septembre 2014 sur les récupérations d’heures pour les remplaçants et postes fractionnés, l’administration n’avait prévu aucun document écrit, se contentant de nous donner à l’oral des « principes » et un vague calendrier. La FSU, suivie des autres syndicats, a refusé de se prononcer et a demandé la tenue d’un autre CTSD sur la base de propositions écrites, susceptibles d’être débattues en amont avec les personnels.

En questions diverses, la FSU a demandé l’enveloppe et la ventilation des frais de déplacements. Les chiffres communiqués font apparaître que seul 1% des sommes est affecté aux services partagés et 7% aux stagiaires, le reste étant attribué à des collègues sur postes spécifiques (CPC, IMF, PRI, RASED, …). La FSU a dénoncé le fait que, à la suite de l’arrêté du 20 décembre 2013, la DSDEN ne rembourse plus que les frais du premier et du dernier jour de stage. La FSU demande que les frais de repas soient remboursés (15€25) pour tous les jours de stage comme le prévoit le même arrêté.

Bilan de rentrée dans le second degré.

Dans le second degré, la FSU a montré, à partir d’une analyse globale, illustrée par des exemples précis, que la rentrée était loin d’être réussie.
Comme les années précédentes, de nombreux postes ne sont pas pourvus et certains ne le sont toujours pas début novembre, soit 2 mois après le début des cours, si bien que quelques annonces font leur apparition sur le site de Pôle Emploi ( pour un BMP de physique au collège Paul Fort, à Courouronnes par exemple). La Direction Académique avance le fait qu’il y a eu moins de postes non pourvus qu’à la précédente rentrée, et que les postes restés vacants étaient surtout des BMP de faible quotité. Les élus FSU ont souligné, exemples à l’appui, que des postes complets, dont l’Administration savait souvent bien à l’avance qu’ils seraient vacants (départs à la retraite etc), se sont trouvés non pourvus à la rentrée, preuve de la gravité de la crise de recrutement, dont le gouvernement semble toujours très mal mesurer la portée, en se refusant à toute revalorisation du métier.

Par ailleurs, la timide augmentation des moyens ne permet pas de faire face à la pression démographique. Dans les collèges, on compte 335 élèves en plus par rapport à la rentrée 2013, et le H/E des collèges connaît une augmentation absolument phénoménale de …..0.001. Des collèges se trouvent ainsi dans des situations très difficiles, notamment sur le plan des effectifs par classe, comme le collège Jules Ferry, à Sainte-Geneviève-des-Bois. En lycée, la situation est encore plus tendue puisqu’il y a 707 élèves en plus, et que le H/E…diminue, passant 1.509 à 1.496. Difficile de croire alors en une quelconque ambition ou priorité pour le second degré !

Si les élus FSU ont noté que des établissements, mobilisés en juin ou en septembre pour dénoncer les tensions en matière de climat scolaire, ont pu obtenir un demi-poste d’AED supplémentaire, ils ont aussi montré que d’autres établissements se trouvaient encore aujourd’hui, dans des situations critiques (collège Maurois à Epinay-sur-Orge ou collège Montesquieu à Evry).

Enfin, la FSU a dénoncé le fiasco qu’a constitué la création tardive de trois demi-divisions de doublants de terminale à la mi-septembre : difficultés à trouver des professeurs, à organiser les cours, début tardif de l’année scolaire pour les élèves concernés (au mieux le 30 septembre), et même, pour la demi-division de TSTI2D du lycée Ader (Athis-Mons), la réaffectation des élèves concernés dans d’autres établissements, dont un dans le 92 ( !). Dans les faits, cette classe ne devrait donc pas finalement exister.
Les élus FSU ont rappelé avec force que ces situations n’auraient jamais existé si le DASEN ne s’était pas livré à un minutieux travail de "rationalisation des moyens", expression pudique pour désigner une traque minutieuse des « places vacantes". La Direction Académique a admis qu’elle serait plus attentive à ces situations à l’avenir.

Compte rendu réalisé par les représentants FSU (Snuipp-Snes-Snep) au comité technique spécial départemental (CTSD).


Déclaration FSU CTSD 6 novembre 2014