FSU Essonne

Rentrée 2013 : la FSU 91 attend toujours un vrai changement !

mardi 1er octobre 2013 par Webmestre

A l’occasion du CDEN (Conseil départemental de l’Education nationale) du 18 septembre 2013, présidé par le nouveau préfet, M. Bernard Schmeltz, la FSU Essonne a pu dresser un premier bilan de la rentrée scolaire 2013 dans le département. L’ordre du jour portait principalement sur la carte scolaire dans le 1er degré.


Déclaration de la FSU 91 au CDEN du 18 septembre 2013

Monsieur le Préfet,

Cette rentrée scolaire est clairement revendiquée par le gouvernement comme « la sienne ». La spirale des suppressions de postes est enfin stoppée. Pour autant, les conditions d’une rentrée sereine ne sont pas encore réunies.

Ce CDEN porte sur les ajustements de rentrée de la carte scolaire dans le premier degré : nous voulons souligner, M. le Préfet, que le département où vous venez de prendre vos fonctions fait partie des départements les plus mal lotis en termes d’effectifs moyens par classe, comme en nombre de professeurs pour 100 élèves. La hausse démographique, attendue, absorbe la majeure partie des 123 postes supplémentaires dans le premier degré et les enseignants ont toujours autant d’élèves dans leurs classes.

Les syndicats de la FSU, et notamment le SNUipp-FSU dans le 1er degré, ont toujours été favorables à une vraie refondation de l’école. Mais il est temps de passer à la vitesse supérieure en procédant à des investissements à la hauteur des besoins et en effectuant d’autres choix.

Il faut notamment favoriser le recrutement par l’intensification des pré-recrutements, notamment pour la scolarisation des moins de 3 ans (au rythme actuel il faudra 10 ans pour atteindre la création de 3000 postes souhaitée par le ministre) et pour le dispositif du plus de maîtres que de classes (7 ans au rythme actuel). Pour sortir de la crise de recrutement, il est urgent de revaloriser les métiers de l’enseignement (en augmentant les salaires et en changeant l’image de ces métiers dans l’opinion publique).

En ce qui concerne l’Éducation Prioritaire, le rapport publié cet été par l’Inspection générale est inquiétant : certes, l’idée de favoriser l’accompagnement et la formation continue des enseignants va dans le bon sens, mais réduire la politique de l’éducation prioritaire à ces seuls leviers est un peu court. Dans ces secteurs, les effectifs doivent être baissés à 20 élèves par classe. Et en aucun cas, il ne doit être question de « délabelliser » ou de recentrer la carte de l’éducation prioritaire sur un très faible nombre d’écoles et d’établissements à la suite de la réforme de la Politique de la Ville. Ce serait abandonner de nombreuses écoles et de nombreux établissements de notre département, dans des quartiers où la crise économique continue de sévir et de produire ses funestes effets.

La question des rythmes doit aussi être revue, le décret réécrit. Le SNUipp-FSU 91 considère que des « bons rythmes » sont ceux qui font consensus au sein de la communauté éducative et qui reçoivent l’accord du Conseil d’École pour être mis en place. L’an dernier, certaines communes ont purement et simplement ignoré la parole des enseignants. Afin de donner aux équipes tous les outils possibles pour se faire entendre le cas échéant, le SNUipp-FSU 91 a déposé un préavis de grève courant du 16 septembre à la fin de l’année scolaire et invite aussi tous les professeurs des écoles et instituteurs à se saisir des avis du CHSCTD pour faire valoir leurs droits. La question de leurs conditions de travail doit être prise en compte.

En matière d’accompagnement des élèves en situation de handicap, la Fsu espère que l’annonce de la création de CDI pour les Auxiliaires de vie scolaire à partir de 2014 n’est qu’un premier pas vers la création d’un corps, et donc d’un métier, dans la fonction publique.

Nous aurons l’occasion de reparler, M. le Préfet, dans un CDEN ultérieur, des conditions de la rentrée dans le second degré. Toutefois, la FSU souligne d’ores et déjà l’insuffisance des moyens déployés au regard des hausses démographiques. Les créations de postes dans le second degré ont été si peu nombreuses en Essonne que les classes très chargées restent la norme, sans compter que des moyens ont pu être retirés en juillet, donc à la dernière minute, entraînant une désorganisation de la rentrée et une augmentation importante des effectifs, comme au collège Jean Macé de Ste Geneviève des Bois, où la majorité du personnel était en grève dès le 5 septembre. De nombreux emplois d’Assistants d’Éducation ont été également supprimés en cette rentrée. Il reste encore, à cette heure, des postes non pourvus, des élèves qui attendent un professeur.

Cette première rentrée Peillon est donc, à nos yeux, décevante.

Pour terminer, nous tenons à vous rappeler solennellement, M. le Préfet, que tous les enfants vivant sur notre territoire doivent être scolarisés. Les enfants roms ne font pas exception à la règle. Aucun prétexte fallacieux ne doit conduire des élus des communes de notre département à refuser d’inscrire dans les écoles ces enfants et nous vous demandons de veiller tout particulièrement au respect de cette loi.










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