FSU Essonne

Quoi de neuf du côté de la lutte contre la fermeture des hôpitaux publics en Nord-Essonne ?

mardi 26 septembre 2017 par Webmestre

La lutte contre la désertification du Nord-Essonne continue.
Le 15 juin, le comité de défense des hôpitaux du Nord-Essonne a adressé une lettre - que l’on peut consulter sur le site de la pétition  : Non à la fermeture des hôpitaux de Juvisy, Longjumeau et Orsay - à la Ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn, renouvelant l’appel à un moratoire sur la fermeture de ces 3 hôpitaux et demandant un rendez-vous. La ministre a fait répondre qu’elle n’avait pas le temps de recevoir le comité… et a renvoyé vers l’ARS (Agence régionale de santé que le comité avait déjà rencontrée sans résultats le 29/3/2017).
Entre-temps, la pétition continue de tourner et a recueilli à ce jour (20/09/17) 16 718 signataires sans compter les pétitions papier : 11107, soit 27 824 au total.

La communication locale est pour le moins ambiguë.

A Longjumeau, dans une circulaire interne est développée l’idée que les 3 hôpitaux ne ferment pas avant l’horizon 2021 pour Juvisy et 2023 pour Longjumeau et Orsay, les sites restent ouverts et continuent de fonctionner sauf que les urgences ne sont d’ores et déjà plus assurées que très partiellement à Juvisy (le 15 renvoie systématiquement à Longjumeau), que les consultations spécialisées ferment l’une après l’autre, qu’il n’y a plus de maternité ni même suffisamment de gynécologues pour accompagner les mères, etc. On remarquera l’emploi du terme « site », laissant ouverte toute interprétation sur la destination des lieux en question…

Fausse(s) alternative(s)

L’ex-maire de Juvisy, M. Robin Reda, maintenant député mais toujours aux manettes, continue à vanter les mérites de la Maison de santé qui s’est installée aux pieds de l’hôpital dans les anciens locaux de la Poste et qui accueille des médecins exerçant en libéral comme si cela pouvait compenser un accueil hospitalier polyvalent.

On nous vend aussi des centres de consultation et de soins urgents (CCSU) à venir comme une innovation majeure. « En lien avec la médecine libérale (…), ils accueilleront tous les jours de 8 à 22h. » Et voici le lièvre qui sort de sa boîte pour la deuxième fois et la médecine libérale à qui l’on fait une place de choix pour se substituer aux hôpitaux publics !

Une concertation vient d’être lancée ce lundi 18 septembre (auprès de qui ???) par la Ministre de la Santé afin de définir d’ici à fin décembre une stratégie nationale de santé mais en l’absence de remise en cause des GHT (Groupements hospitaliers de territoires), gageons que la politique engagée par les ministres de la santé des précédents gouvernements restera la même malgré le plan de lutte contre les déserts médicaux annoncé pour octobre .

Obtenir un moratoire et la prise en compte des besoins sanitaires

Fort de ses 27824 signatures, le comité toujours très sollicité par les habitants concernés par ces fermetures demande un moratoire et compte s’organiser pour que soient pris en compte les besoins sanitaires des habitants, les avis des professionnels de santé dont les généralistes, les pompiers et l’implication des élus et acteurs locaux pour une co-construction d’une offre de soins sécurisée de qualité et de proximité prenant en compte l’augmentation démographique et la densification à venir en Essonne.

La FSU continue à soutenir les actions contre la désertification médicale programmée au profit d’une médecine libérale, politique qui compromet gravement l’accès à la santé pour tous à égalité sur tout le territoire.

Laurence Gauthier (Section Fédérale des Retraités de la FSU 91)
Membre du bureau du comité de défense des hôpitaux du Nord-Essonne










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