FSU Essonne

Le droit des enfants à l’Education n’est pas respecté à Ris-Orangis !

lundi 14 janvier 2013 par Webmestre

Dans un courrier adressé le 10 janvier 2013 à M. Stéphane Raffalli, maire de Ris-Orangis, et envoyé en double à M. le Préfet de l’Essonne et à Mme la Directrice Académique de l’Essonne, le secrétaire départemental de la FSU 91, Alain Goiny, demande à ce que le droit à la scolarisation des enfants roms habitant sur le territoire de la commune soit respecté. La FSU 91 est également signataire d’une pétition à ce sujet que nous vous invitons à signer en ligne...

Voici la teneur du courrier envoyé :

Monsieur le Maire

Une nouvelle fois, la FSU s’adresse au Maire de Ris-Orangis pour demander que soit respecté le droit fondamental et universel des enfants à l’Education. Nous nous étions adressés à votre prédécesseur l’année scolaire dernière. Nous avions aussi sollicité Monsieur le Préfet lors du CDEN du 27 novembre pour que la loi s’applique partout en Essonne. Ce dernier nous avait répondu qu’il était intervenu auprès de l’Union des Maires de l’Essonne pour réaffirmer la loi.

En effet, nous ne pouvons accepter le refus récurrent de la Mairie de Ris Orangis d’inscrire des enfants résidents sur le territoire de la commune.
Concernant les enfants "Roms", nous nous désolons de les voir errer dans la ville, voire au-delà, soumis à toutes les influences potentiellement néfastes alors que la République s’est dotée, depuis plus d’un siècle d’une institution visant à construire le vivre ensemble et à donner à la jeunesse habitant dans notre pays les connaissances nécessaires à l’individu et utiles à la société.
Madame la Ministre a rappelé en Septembre à l’ensemble des acteurs du système éducatif l’obligation de l’inscription et de la scolarisation, précisant que "le fait qu’une famille soit hébergée de manière provisoire sur le territoire d’une commune est sans incidence sur le droit à la scolarisation". La Circulaire indique également que "selon les dispositions de la circulaire n° 91-220 du 30 juillet 1991, même si la famille ne peut pas, lors de la demande d’inscription, présenter un ou plusieurs des documents nécessaire, l’élève doit bénéficier d’une admission provisoire, dans l’attente de la présentation, dans les plus brefs délais, des documents qui permettent d’effectuer son inscription"
Nous ajouterons que les enfants ne doivent pas pâtir de la situation de leurs parents pour laquelle ils n’ont aucune responsabilité. Il faut au contraire voir en eux les futurs citoyens.

Première organisation syndicale de l’Education Nationale, la FSU se place résolument aux côtés des enfants concernés et des familles qui ne demandent que le droit à l’École. C’est d’ailleurs un signe fort de leur inscription dans notre organisation sociale.

Dans le passé, la République s’est fortement engagée pour que tout enfant aille à l’école. Cette exigence, la FSU la porte haut et fort. Quel républicain, élu de surcroît, peut aujourd’hui refuser ce droit ?

Monsieur le Maire, il devient urgent de trouver une issue positive pour ces enfants.

Veuillez croire, Monsieur le Maire, à mon attachement au Service Public d’Education Nationale.

Alain Goiny, Secrétaire Départemental de la FSU Essonne

LA FSU 91 VOUS INVITE A SIGNER LA PETITION EN LIGNE :

À RIS-ORANGIS COMME AILLEURS, RESPECT DE LA LOI PAR LE MAIRE ! INSCRIPTION IMMÉDIATE DE TOUS LES ENFANTS À L’ÉCOLE
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N34402










RSS fr | Contact | Plan du site | Espace privé | Spip + Alternatives