FSU Essonne

AED, assistants pédagogiques, AVS : les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des besoins !

jeudi 12 juin 2014 par Webmestre

Retrouvez dans cet article l’analyse fine de la situation produite par la FSU, exprimée à l’occasion du comité technique (CTSD) du 12 juin 2014...

Déclaration de la FSU 91 au CTSD du 12 juin 2014

Monsieur le Directeur Académique,

C’est avec une grande attention que la FSU Essonne a examiné les documents que vous avez fournis sur la question des moyens en assistance éducative. En effet, dans la vie des établissements et des écoles, ces moyens constituent une des conditions sine qua non de la réussite des élèves. Ils recouvrent des fonctions distinctes et des statuts particulièrement variés, le plus souvent précaires (assistants d’éducation, assistants pédagogiques, auxiliaires de vie scolaire pour les élèves handicapés, etc).

Or, pour plusieurs raisons, nous devons tirer la sonnette d’alarme. D’une part, nous avons déjà eu l’occasion de le dire, les vies scolaires des établissements du second degré sont frappées par une pénurie de CPE : ce sont des dizaines de postes qu’il faut créer et nous les attendons toujours, depuis plusieurs années hélas ! Ensuite, certains établissements sont confrontés à un climat scolaire très difficile, soit parce que la violence au sein de l’école correspond à celle des « quartiers », soit parce que les personnels, face à des incidents répétés, ne sont pas soutenus par leur hiérarchie, et cela ne concerne alors pas forcément des établissements réputés difficiles. Les collèges Chantemerle de Corbeil et Fleming d’Orsay faisaient l’objet d’articles dans la presse locale des derniers jours. Ils ne sont pourtant que les derniers d’une longue liste d’établissements où les dysfonctionnements – un euphémisme – ont été mis au jour lors d’audiences que nous avons accompagnées cette année. Enfin, les moyens attribués à la rentrée 2014, même avec l’apport de contrats aidés précaires, pour effectuer les tâches de surveillance, de suivi et d’aide aux élèves, ne sont pas satisfaisants.

Certes, sur le papier, les moyens sont en hausse de 18 ETP. Cela compense mal toutefois la baisse de 48 ETP de l’année précédente. En outre, il faut confronter ces chiffres à la progression des effectifs dans les premier et second degrés.

Une analyse fine des documents montre que l’essentiel des créations de postes va être absorbé par l’accompagnement des élèves en situation de handicap : cela est en effet indispensable et nullement attaquable, bien au contraire nous nous en réjouissons en y voyant la concrétisation des efforts annoncés depuis plusieurs années pour la scolarisation des élèves en situation de handicap. Cependant, nous rappelons que, rien que dans le 1er degré, environ 150 élèves cette année n’ont pas bénéficié d’un AVS alors qu’ils ont une notification de la MDPH. Par ailleurs, l’insuffisance de la dotation globale pour l’assistance éducative se voit tout particulièrement sur les postes d’AED et sur les postes d’assistants pédagogiques. Dans les collèges, le nombre d’emplois d’AED diminue (-7 ETP), alors même que les effectifs augmentent (+ 212 élèves de constat à prévision) ! Dans les lycées, l’augmentation du nombre d’emplois d’AED (+6,5 ETP) est minime comparé à la hausse des effectifs attendus (+669 élèves de constat à prévision), ce qui fait 1 AED en plus par tranche de 89 élèves supplémentaires. Certains établissements, dont les effectifs augmentent fortement ne se voient pas doter de moyens qui permettraient de maintenir leur H/E. 39 collèges perdent au moins ½ poste d’AED, 7 collèges seulement gagnent au moins ½ poste AED. Plusieurs situations doivent être revues, comme celle d’enlever des moyens à un collège REP +, qui a, de surcroît, été reçu en audience dès le 1er trimestre de l’année scolaire pour évoquer les problèmes de climat scolaire. Nous ne voudrions pas que le dialogue social devienne un dialogue de sourds...

La situation des assistants pédagogiques nous interpelle. Lors du groupe de travail, vous nous avez annoncé la reconduction à l’identique de la dotation en la matière. Soit. Mais la comparaison avec les documents de l’an dernier laisse apparaître une diminution en collège (-7 ETP), dont nous ne voyons pourtant pas la trace lorsqu’on étudie les situations des établissements un par un.

En ce qui concerne maintenant le 1er degré et les projets des communes pour les rythmes scolaires, la FSU réitère sa demande de report de cette question au CTSD du 20 juin et au CDEN du 24 juin et ceci pour plusieurs raisons :
- d’une part, les documents ne nous sont parvenus qu’hier après-midi, ne nous laissant pas le temps de les étudier convenablement ;
- d’autre part, le faible nombre de situations présentées (13 communes) ne nous semble pas répondre à la demande ministérielle d’une échéance au 6 juin. Qu’en est-il des plus de 100 communes pour lesquelles nous n’avons toujours pas d’informations à ce jour ? Qu’en est-il des communes qui ont élaboré un projet qui n’apparaît pas dans le document ?
C’est la raison pour laquelle nous ne débattrons pas des documents que vous nous présentez ce jour car nous tenons à aborder la question dans son ensemble.










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