FSU Essonne

4 JEUNES LYCEENS DE L’ESSONNE ET DES HAUTS-DE-SEINE MENACES D’EXPULSION !

vendredi 12 juin 2015 par Webmestre

Accéder directement à la pétition en ligne sur le site de RESF :
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52645

Ils ont 18 ou 19 ans. Ils ont toute une vie à bâtir. Ils sont tous scolarisés. Mais ils sont menacés d’expulsion. Sans papiers, ils ont été frappés d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Accueillis sur les bancs de l’École de la République française, celle-ci les expulse maintenant sans ménagement. Leur vie d’adulte va commencer par une formidable humiliation pour eux, leurs familles et la communauté scolaire qui les a encadrés et aidés à s’élever par l’éducation.

Leurs parcours montrent pourtant l’injustice de leur situation :

Rody, tout juste 19 ans, élève du Lycée Gustave Eiffel de Massy (91). Il a obtenu un CAP Maçonnerie en 2013-2014 et est actuellement en 2de Bac Pro Gros Œuvre. Rody est arrivé seul en France le 4 mai 2012, à 16 ans et deux jours. Mineur isolé, il a été pris en charge par l’ASE (Aide sociale à l’enfance) le 7 mai 2012, à 16 ans et 5 jours. Cinq jours de trop ! Pris en charge à 16 ans, il aurait eu un titre de séjour vie privée et familiale. A 16 ans et 5 jours, il reçoit une obligation de quitter le territoire français. Si son recours est rejeté par le tribunal, Rody ne pourra plus bénéficier de l’aide sociale à l’enfance. Il sera à la rue, sans ressources, sans papiers.

Deborah a 18 ans et demi. Elle prépare un CAP petite enfance au lycée Baudelaire à Evry (91). Elle est arrivée en France à 16 ans et trois mois, en 2012, pour rejoindre sa maman, résidente, et ses deux sœurs nées en France. Deborah a cherché à s’inscrire dans un établissement scolaire dès son arrivée mais à cause du manque de places, il lui a fallu attendre septembre 2013 pour faire sa rentrée à Baudelaire. Pour la préfecture, une année de scolarité manquante, c’est une année sans preuves de présence en France. Peu importe la vie de famille ou l’assiduité de Deborah au lycée, la préfecture lui délivre une OQTF en septembre 2014.

Kalou, 19 ans, est arrivé en France en septembre 2012 à l’âge de 16 ans et demi. Mineur isolé, il est immédiatement pris en charge par l’ASE. Il n’est pas scolarisé pendant un an et reçoit une OQTF le 19 janvier 2015. Si cette OQTF est confirmée par le tribunal, sa prise ne charge par l’ASE s’arrêtera, il sera à la rue, sans ressources, sans papiers.

Et pourtant quel parcours ! Kalou ne savait ni lire, ni écrire à son arrivée en France. Scolarisé en 2013 en 1ere année de CAP, il est aujourd’hui en Terminale CAP « conduction installations production », au lycée l’Essouriau des Ulis (91), et a reçu les encouragements ou les compliments du conseil de classe à chaque trimestre.

Fouad, tout juste 19 ans, est arrivé à Massy (91) en avril 2013, à presque 17 ans. Il est venu rejoindre son grand-père qui vit et travaille en France depuis 1959. Scolarisé en CLA au lycée Georges Brassens à Villepinte (93) en 2013-2014, il est actuellement en 1ere année de CAP électricité au lycée Léonard de Vinci de Bagneux (92). Il a reçu les compliments du conseil de classe au 1er semestre. Il a été frappé d’une OQTF en mai 2015, aux motifs qu’il est arrivé tard en France et qu’il n’apporte pas la preuve que son grand-père a besoin de lui.

Ces décisions de la Préfecture de l’Essonne n’honorent pas la République française. Il est évident que ces 4 jeunes, qui font tous les efforts pour s’intégrer dans notre pays, ne doivent pas être expulsés.

Nous, lycéens, amis, parents, enseignants, citoyens, RESF, ne l’acceptons pas, et nous demandons à la préfecture de l’Essonne de retirer les OQTF et de régulariser Rody, Deborah, Kalou et Fouad pour qu’ils continuent à vivre ici !

vendredi 12 juin 2015.

Signez la pétition en ligne, et faites-la connaître autour de vous, c’est urgent !
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52645










RSS fr | Contact | Plan du site | Espace privé | Spip + Alternatives